À Saint-Lô (Manche), Co Fish a fait le pari d’une poissonnerie 100 % en libre-service. Porté par Antoine Leprévost et Bérangère Salaün, le projet associe savoir-faire artisanal, produits de la mer de qualité et équipements connectés, avec un objectif clair : rendre le poisson frais et les plats cuisinés accessibles jusqu’à 19 heures par jour, 7 jours sur 7.
Dès la phase de réflexion, le couple s’est appuyé sur ADIAL dont l’expertise a joué un rôle clé dans la structuration du projet, le choix des équipements et la réussite de l’ouverture.
Une histoire de métier avant tout
À l’origine de Co Fish, il y a avant tout un métier. Antoine Leprévost est poissonnier depuis plus de 8 ans. Poissonnier ambulant autour de Saint-Lô, sillonnant le territoire avec ses camions pour vendre du poisson frais en direct aux consommateurs, Antoine Leprévost a également possédé ses propres bateaux de pêche. Issu d’une famille de mareyeurs, il a grandi dans l’univers de la marée et connaît intimement les produits, les saisons et les attentes des clients.
Souhaitant s’implanter durablement en centre-ville, il se heurte rapidement aux limites du modèle classique : rareté des locaux adaptés, contraintes sanitaires lourdes, travaux coûteux, réticences de certains bailleurs liées aux nuisances (olfactives notamment). Une alternative s’impose alors : créer une poissonnerie entièrement automatisée, sans compromis sur la fraîcheur ni sur la qualité.
Un projet familial structuré avec ADIAL
Bérangère Salaün s’engage pleinement dans le projet. Issue d’un autre univers professionnel, elle prend en charge la gestion administrative, la communication et l’organisation quotidienne, tout en participant aux tâches opérationnelles. Ce modèle lui permet de travailler à proximité du domicile et du laboratoire où sont préparés les produits quotidiennement, tout en restant disponible pour ses enfants.
Dans cette phase de montage, Adial intervient bien au-delà de la fourniture de machines. L’équipe, et Victor en particulier, accompagne le couple dans le dimensionnement du point de vente, l’organisation des flux, la prise en main des équipements et la mise en service. Un accompagnement décisif pour aborder sereinement un projet techniquement exigeant dès son ouverture.
Des produits sourcés au plus près de la criée
Chaque jour, Antoine Leprévost sélectionne les produits en criée ou travaille en direct avec des bateaux partenaires basés à Port-en-Bessin, notamment un chalutier coquillard et un caseyeur. Cette proximité garantit une pêche locale, fraîche et tracée, complétée par du négoce pour certaines espèces incontournables comme le saumon.
Les produits sont ensuite préparés dans son laboratoire situé près de Port-en-Bessin : filetage, cuisson, élaboration de recettes et conditionnement avant une livraison quotidienne vers le point de vente de Saint-Lô.
Produits bruts ou plats préparés : 2 expériences d’achat
Co Fish propose 2 expériences d’achat. Les clients peuvent choisir des produits bruts : filets de poisson, saumon, thon, merlan, noix de Saint-Jacques, huîtres, bulots ou plateaux de fruits de mer, et peuvent aussi opter pour des plats cuisinés maison selon les arrivages et la saison : blanquette de la mer, encornets farcis, burgers de poisson, pâtes au saumon ou aux crevettes, choucroute de la mer.
Les portions sont volontairement pensées pour 1 à 2 personnes afin de s’adapter à tous types de foyers. La partie culinaire est confiée à Cédric Biasch, chef cuisinier passé par des établissements gastronomiques et restaurants étoilés, tandis qu’Antoine Leprévost assure la préparation des produits bruts.
Un point de vente automatisé pensé pour le quotidien
Le magasin est équipé de 6 distributeurs automatiques, 4 casiers (2 de 24 compartiments et 2 de 18), 4 micro-ondes qui permettent aux clients de réchauffer leur repas sur place, facilitant une pause déjeuner rapide et qualitative, et 2 bornes de commande, approvisionnés chaque jour.
Accessible de 5h à minuit, 7 jours sur 7, Co Fish répond alors aux nouveaux rythmes de vie.
Distribution automatique : une autre forme de relation client
Pour Bérangère, automatisation ne signifie pas absence de lien : « Avoir des distributeurs ne veut pas dire ne plus communiquer. Au contraire, il faut inventer d’autres façons de parler à ses clients. » Le point de vente est ainsi équipé d’écrans en vitrine, permettant de raconter l’histoire du projet, l’origine des produits, les méthodes de fabrication et les visages derrière Co Fish.
Forte de ce premier succès, l’entreprise envisage déjà de nouveaux développements avec l’ambition de dupliquer ce modèle pour permettre à un plus large public de profiter des produits de la mer.
